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No 73, avril 2004
Publié le lundi 1er octobre 2007

Cher-e-s ContrAtomistes,

Ça m’aurait vraiment plu de vous servir un chouette message optimiste aux couleurs de printemps laissant entendre que la vie est belle et qu’il n’y a pas trop de quoi s’en faire !

Hélas, à ContrAtom on est bel et bien en souci parce que, sous le calme apparent de l’actualité nucléaire, il se passe des choses plutôt inquiétantes ! Ecoutez plutôt : êtes-vous au courant qu’à Genève un projet de loi visant à réprimer le droit de manifester va être très prochainement traité par la commission judiciaire du Grand Conseil ? Ce projet inique remet en cause les libertés démocratiques fondamentales que sont la liberté de manifester et de se réunir sur le domaine public pour exprimer des opinions ou des revendications.

Comment aurions-nous pu concrétiser notre lutte contre Creys-Malville si l’autorisation de manifester devant le Consulat de France et ailleurs nous avait été refusée ?

La manifestation de résistance citoyenne reste un des moyens privilégiés pour faire valoir notre opposition aux projets mortifères des nucléocrates et nous devons absolument le préserver !

Certes, le projet en question ne prévoit pas d’interdire purement et simplement les manifs à Genève, mais les entraves faites au droit de manifester sont telles qu’elles vont rendre extrêmement difficiles, voire impossibles, les rassemblements de protestation sur la voie publique. Le fait par exemple de tenir personnellement responsable l’organisateur d’une manifestation des dommages causés par les participant-e-s (art. 8) ou d’obliger l’organisateur à conclure une assurance responsabilité civile destinée à couvrir les dommages matériels qui pourraient être causés, rend toute organisation de rassemblement périlleuse ! Ce projet de loi renforce sur toute la ligne le pouvoir du Département de justice et police qui est en droit de refuser la délivrance d’une autorisation au nom du danger qu’elle peut présenter pour l’ordre public ou suivant le thème qu’elle recouvre ! C’est le département qui fixe seul les modalités de la manifestation, en particulier le lieu, l’itinéraire, la date et l’heure du début et de la fin, en tenant compte des intérêts privés et publics en présence. De plus, le service d’ordre obligatoirement mis en place par les organisateurs devra être subordonné à la police. Bref, toute manifestation est mise sous tutelle de A à Z et, cerise sur le gâteau, il faudra désormais payer une taxe pour obtenir une autorisation de la police !

D’ores et déjà la résistance s’organise pour qu’une telle offensive contre nos droits démocratiques n’aboutisse jamais ! ContrAtom s’associe bien évidemment à la campagne mise sur pied pour barrer la route à ce complot liberticide !

Sur le plan national, c’est la libéralisation sauvage du marché de l’électricité qui nous met dans l’inquiétude ! ContrAtom a mouillé sa chemise lors du référendum contre la LME (loi sur la libéralisation du marché de l’électricité). La libéralisation a clairement été refusée par le peuple en votation. Or, elle se fait quand même ! En déboutant, en juin 2003, les EEF (Entreprises électriques fribourgeoises) qui refusaient d’ouvrir leur marché à la concurrence, le Tribunal fédéral a clairement bafoué la volonté populaire et laisser libre cours à une libéralisation sauvage, là où existait un monopole public de fait. De même, se moquant éperdument du verdict des citoyennes et des citoyens, la commission de l’énergie du Conseil national est en train de faire pression pour l’ouverture du marché de l’électricité en proposant une nouvelle loi « version LME revue et corrigée » tout aussi perverse que celle refusée par le peuple. L’électricité aux mains des spéculateurs ? Non merci ! C’est l’affaire du service public et ça doit le rester ! Une fois de plus, la résistance est à l’ordre du jour !

Au chapitre « international », inquiétude encore : avec le projet EPR (réacteur européen à eau sous pression). Il est fort probable que le gouvernement français laissera passer les élections européennes (13 juin) avant d’annoncer quoi que ce soit concernant la relance du nucléaire, mais une décision pourrait bien être prise au cours de l’été 2004 lorsque tout le monde sera en vacances. Ne baissons donc pas la garde et tenons-nous prêts, de concert avec les antinucléaires de tous bords, à empêcher un engagement mortifère qui nous entraînerait dans le nucléaire pour encore des décennies !

Plus que jamais, l’heure est à la résistance ! Nous allons avoir besoin de la mobilisation de toutes et tous ! Soyez avec nous !

Anne-Cécile

 
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