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No 60, septembre 2001
Publié le lundi 1er octobre 2007

Goûtez mon plutonium, il est bon il est frais il est pas cher…

Un ouvrier travaillant dans un ancien centre de retraitement nucléaire du Bade-Wurtemberg (sud-ouest de l’Allemagne) et a été arrêté , soupçonné d’avoir dérobé le plutonium qui l’a contaminé. L’ouvrier, âgé de 47 ans, a reconnu avoir caché un tube de 5cm de cette substance fortement radioactive sur un ancien terrain militaire français des environs de Landau (sud-ouest de l’Allemagne). Il a expliqué s’être livré à ce vol, fin 2000 ou début 2001, pour prouver la défaillance des contrôles de sécurité autour de l’ancienne centrale, et en ignorant ce que renfermait le tube dérobé, selon le parquet de Karlsruhe. (ndlr, bon c’est réussi mais je m’excuse : il faut quand même être un peu con pour ramener n’importe quoi à la maison. Déjà que ma femme m’engueule si je ramène des copains bourrés…) Des mesures effectuées à son domicile ont révélé une contamination au plutonium et à l’américium 600 fois plus élevée que la limite autorisée. La compagne de l’ouvrier et sa fille ont, elles, été contaminées par du césium 137, dont l’origine reste inconnue. Les Verts du Bade-Wurtemberg n’ont pas exclu qu’un second tube ait pu être dérobé. Le ministère de l’Environnement a dit attendre d’urgence un rapport élucidant la manière dont le plutonium a pu être dérobé sans que nul ne s’en aperçoive. « Si le soupçon est confirmé que du matériel radioactif a été dérobé d’un centre allemand nucléaire, alors on doit supposer qu’il y a des défauts graves dans la sûreté de ce centre », avait déclaré le ministre Juergen Trittin. Des organisations pour la protection de l’environnement ont porté plainte contre les responsables de l’ex-centre de retraitement, pour blessures par négligence. Aucune contamination n’a été relevée sur l’ancien terrain militaire français où l’ouvrier avait enfoui le tube de plutonium, enrobé dans deux gants de caoutchouc, ont indiqué les autorités régionales du Bade-Wurtemberg. Des recherches sont en cours pour déceler d’éventuelles traces de contamination dans une benne de vêtements usagés, où la compagne de l’ouvrier avait jeté des habits contaminés. La voiture de l’ouvrier et celle de sa compagne, toutes deux contaminées, ont été saisies. La cage d’escalier de l’immeuble où ils résident a été décontaminée. La contamination de l’ouvrier, dont l’identité n’a pas été révélée, avait été constatée en mars lors d’analyses d’urine, à l’occasion d’un contrôle annuel. Le centre de retraitement de déchets nucléaires de Karlsruhe avait été mis à l’arrêt en 1990. Son démantèlement est en cours depuis 1996.

(Philippe Gobet/ source : AFP 16.07.01)

Des bennes à ordures radioactives… Vive le recyclage !

Après les émaux, les bijoux, les isolations, les ailes d’avion, voici les bennes à ordure radioactives ! Dans les Yvelines (France), une radioactivité anormale (mais bien entendu sans conséquence pour la santé !) a été détectée dernièrement sur des bennes à ordures… Un portique de contrôle de radioactivité s’était déclenché le 15 juin au moment où un camion de collecte de déchets pénétrait dans une usine d’incinération. Une enquête minutieuse a incriminé certains éléments métalliques entrant dans la fabrication de ces matériels Il s’avéra qu’il s’agissait de longerons métalliques constitutifs de ces bennes et contenant du cobalt 60. Le débit de dose ne dépassait pas 2,5 microSievert/heure, cinq autres bennes présentant des traces de radioactivité ont été identifiées dans le département. Les bennes étaient fabriquées par une société polonaise, EXPOM, pour le compte de la société CTIA . Les autorités ont demandé à cette société d’identifier ses clients pouvant détenir ces matériels et de remplacer les pièces en cause. Il n’empêche que, même à petites doses, on voit que la radioactivité essaie de s’infiltrer encore et toujours dans les productions industrielles…

PG source AFP

Achetez mon uranium 235, il est bon il est frais il est pas cher…

Trois hommes qui cherchaient à vendre de l’uranium 235 enrichi à 80%, soit ‘’suffisamment pour entrer dans la fabrication d’armes nucléaires’’, ont été arrêtés en juillet à Paris, selon des informations publiées par le Journal du dimanche. Un Français et deux Camerounais ‘’ont été discrètement (ndlr : c’est gentil ça) écroués pour trafic de matières radioactives’’ après la saisie par la Brigade de recherches et d’investigations financières (BRIF) de cinq grammes du produit, ‘’vraisemblablement un échantillon destiné à appâter un acheteur’’. L’affaire a donné lieu à l’ouverture d’une information judiciaire et ‘’est suivie de près par la DST (Direction de surveillance du territoire) et les plus hautes autorités de l’Etat’’, ajoute le journal. Selon un spécialiste du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), l’uranium provient probablement d’une source militaire : il en faut au moins 10 kilos pour fabriquer une bombe nucléaire. La contrebande nucléaire, phénomène récent, provient principalement de l’ex-bloc soviétique, avec ses ‘’stocks militaires en pleine décrépitude’’, ajoute le JDD.

(Journal du dimanche, 22.07.01)

Greenpeace , la caravane passe…

(excusez-moi ça doit être le soleil qui tape fort aujourd’hui) Deux nouveaux transports de combustible nucléaire irradié ont quitté la centrale nucléaire (CN) de Mühleberg pour l’usine de retraitement de plutonium (UP) de Sellafield. Greenpeace dépose un recours de droit public en matière de transports radioactifs au Tribunal fédéral. Les instances judiciaires argoviennes ont refusé de saisir les conteneurs servant à transporter le combustible nucléaire irradié de Mühleberg à Sellafield. La stratégie de Greenpeace est de considérer que les autorités argoviennes refusent d’appliquer la loi, car une forte présomption existe que ces transports radioactifs constituent un délit : la mise en danger de personnes et de l’environnement par des émissions de radioactivité autour des UP. L’article 58 du code pénal prévoit impérativement la saisie des objets destinés à l’accomplissement d’un délit. Le Tribunal cantonal argovien a sèchement répondu le 5 juillet qu’il fallait attendre l’issue de l’enquête pénale avant qu’une saisie ne soit possible.

(Greenpeace Suisse)

Sellafield aggrave son cas

L’entreprise British Nuclear Fuels Limited (BNFL), exploitant l’UP de Sellafield, aggrave encore sa mauvaise réputation : dans les installations de Chapelcross, 24 éléments de combustible nucléaire ont été lâchés et plusieurs se sont brisés. A Sellafield même, un élément de combustible nucléaire a récemment été coincé lors d’une manoeuvre ferroviaire ; selon des informations de source anonyme, il aurait été endommagé. Les éléments de combustible nucléaire sont hautement radioactifs. Ces 2 accidents s’ajoutent à la longue liste des scandales et dysfonctionnements chez BNFL (AFP)

Le Vietnam envisage sa première centrale nucléaire

Le gouvernement vietnamien a ordonné une étude de faisabilité pour la construction de la première centrale nucléaire du pays, rapporte samedi la presse officielle. Bien que le pays produise du pétrole et du gaz, le gouvernement souhaite depuis longtemps lancer un programme énergétique nucléaire. Le Vietnam dispose déjà d’un réacteur nucléaire de recherche à Dalat, dans le centre des hauts-plateaux, construit par les Américains à l’époque du Sud-Vietnam. L’Inde, qui a formé des ingénieurs vietnamiens, a offert de remplacer ce réacteur de recherche dans le cadre d’un programme de coopération de trois ans. (AFP)

L’Allemagne commencera à fermer ses centrales nucléaires en 2003

L’Allemagne commencera à fermer ses 19 centrales nucléaires à partir du deuxième semestre de 2003, avec le démantèlement de celle de Stade, à l’ouest d’Hambourg, la plus vieille du pays. Le programme devrait être achevé d’ici dix à douze ans, a annoncé vendredi le ministre de l’Environnement de l’Etat régional de Basse-Saxe, Wolfgang Juttner. Le chancelier Gerhard Schroder et les dirigeants des société de fourniture d’énergie se sont entendus le mois dernier pour abandonner progressivement les centrales nucléaires, projet soutenu depuis ses débuts en 1998 par le gouvernement de centre-gauche comprenant des Verts. L’accord prévoit une durée de vie de 32 ans des sites, ce qui signifie que la centrale la plus récente fermera en 2021. Quant à celle de Stade, elle est entrée en service en 1972. Il faudra se débarrasser de quelque 100.000 tonnes d’acier et de ciment et de jusqu’à 3.000 tonnes de matériau faiblement radioactif, tandis que les déchets hautement radioactifs seront envoyés pour retraitement en France, à l’usine de La Hague, dans la Manche, a précisé M. Juttner dans un communiqué. Le nucléaire fournit un tiers de l’électricité en Allemagne. Le délai de fermeture permettra au gouvernement de se tourner vers d’autres sources d’énergie, y compris les énergies renouvelables comme le solaire ou l’éolien. Mais nombre d’écologistes souhaiteraient que le programme de fermeture soit accéléré. (AP)

Brésil

Le 23 juillet dernier le président Fernando Cardoso à déclaré publiquement qu’il prenait position pour le report du projet Angra III de centrale nucléaire. Cependant, le 1er août, quand une position officielle du National Advisory Board of Energy Policy était attendue, la décision a été retardée à cause d’une requête du ministre de l’environnement, José Sarney Filho, qui a allégué que c’était important d’avoir une plus large discussion sur ce thème de manière que la société civile puisse manifester son opinion et que le gouvernement puisse avoir plus de temps pour analyser l’impact environnemental du projet pour prononcer une décision finale sur le sujet. Le projet devrait être analysé encore lors de la prochaine réunion du National Advisory Board of Energy Policy, fixée en septembre. Les négociations sont encore en développement. On vous tiendra au courant.

Núcleo Amigos da Terra / Brasil Friends of the Earth Brazil Carlos Trein Filho,13 Porto Alegre - RS - Brazil CEP 90 450-120 phone/fax : + 55 51 3332 8884, e-mail : foebr@cpovo.net

Eolienne compacte et efficace

Fuji Heavy Industries Ltd. compte commencer dès la fin de cette année, la production en série d’une nouvelle éolienne particulièrement efficace. En effet, cette éolienne serait capable de produire de l’électricité avec un vent de seulement 2 m/s, ce qui la rendrait particulièrement intéressante car le nombre de zones ou l’implantation d’éoliennes devient possible serait multiplié par 10 (selon un professeur de l’université du Tokai). Notamment, les zones urbaines, où le vent est sporadique, deviendraient des sites d’implantation possibles. Selon Fuji Heavy, cette éolienne serait 600 % plus efficace que les modèles actuels, qui nécessitent un vent minimum de 3-4 m/s. Fuji Heavy compte installer ces éoliennes sur 100 sites dans les 3 prochaines années, avec un chiffre d’affaire annuel escompté de 3 à 4 milliards de Yens. (Philippe Gobet/Nikhon Keizai Shimbun du 06/07/01)

Le stade St-Jacques à repris la passe de Greenpeace : oui à l’énergie solaire.

En septembre 2001, la première grande installation solaire photovoltaïque sur un stade suisse sera branchée sur le secteur. C’est un signal bâlois pour les constructeurs de stades de Berne, Zurich, Genève et St-Gall. Greenpeace est parvenue à vaincre les réserves initiales des maîtres d’ouvrage du nouveau stade St-Jacques et les a convaincus d’installer une centrale solaire sur le nouveau stade. En été 1999, Greenpeace, des ingénieurs et des investisseurs dans le domaine du solaire ont présenté un programme de promotion de l’énergie solaire un peu particulier. Dans une étude de faisabilité, Greenpeace a montré le potentiel énorme des toits de ces bâtiments pour la production d’électricité solaire photovoltaïque. A Berne, il serait ainsi possible de construire la plus grande centrale solaire de la planète intégrée à un bâtiment, et qui serait économiquement rentable. Greenpeace a transmis du savoir-faire en technique solaire et a en outre pu gagner l’entreprise ADEV Solarstrom AG de Liestal au projet. A la bourse solaire de Bâle, l’installation proposée par ADEV a obtenu un contrat d’achat de courant sur 20 ans à un prix rentable. A Berne, les constructeurs de stades semblent enthousiasmés par l’idée d’une centrale solaire ; à Zurich et à St-Gall, les expériences faites à Bâle ont permis de faire disparaître les craintes initiales.

(Greenpeace Suisse/Clément Tolusso)

Éoliennes nouvelle génération

Les éoliennes vont-elles changer de look et de technique ? Un nouveau type de machine place l’hélice au centre d’un anneau fixe nommé carénage. Ce système crée une dépression à l’arrière de l’hélice et accélère le vent. Les pales tournent donc plus vite, même par vent faible. La production d’électricité est jusqu’à 50 % supérieure à celle d’une éolienne « classique » ! Cette innovation est reprise par de nombreuses entreprises. Par exemple, en Nouvelle-Zélande, la société Vortec construit une éolienne géante : 54 mètres de diamètre pour une puissance de 3,5 mégawatts.

source : www.cita-wind.com

Philippe Gobet et Cyril Schönbächler

 
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