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Articles par thèmes :
CERN Votations (Suisse)
Articles par pays :
Suisse
Journal par No :
No 77, avril 2005
Auteurs :
Pierre Vanek
No 77, avril 2005
Publié le samedi 13 octobre 2007

P. Vanek

  • « Energie-Eau : Notre Affaire ! Respect de la volonté populaire » Plus de douze mille signatures contre la marchandisation de l’ÉLECTRICITÉ
  • SOLAR 3 en construction à Genève
  • lettre au Conseiller d’Etat Robert Cramer concernant le CERN

« Energie-Eau : Notre Affaire ! Respect de la volonté populaire » Plus de douze mille signatures contre la marchandisation de l’ÉLECTRICITÉ

Libéraliser ... vite !

A Berne, la majorité d’une commission parlementaire du Conseil national a décidé, à la mi-janvier, d’aller encore plus vite en matière de libéralisation-privatisation de l’électricité que le Conseil fédéral ne le proposait. Ce dernier avait pourtant déjà « mis le turbo » dans ce sens en décembre, par rapport à son propre projet de loi de l’an dernier1. Ouverture complète du marché de l’électricité en une étape dès 2007, tous consommateurs et niveaux de puissance confondus, réseaux confiés à une SA de droit privé etc. Voilà l’ordre de marche, sans concession, que veut imposer la majorité de droite qui domine le parlement fédéral et pour qui toute considération écologique, sans même parler de l’idée de sortir du nucléaire, relève de l’utopie la plus dangereuse. Un référendum fédéral bis est donc sans doute programmé en matière électrique ! C’est une bataille que nous pouvons et devons gagner pour faire respecter le rejet en septembre 2002 de la Loi sur le marché de l’électricité (LME), auquel ContrAtom avait contribué de manière significative et que près de deux-tiers des Genevois-e-s avaient voté avec nous. Cette victoire avait barré la route au rouleau compresseur néolibéral dans le secteur électrique… et mis en panne la suite du « programme » de privatisations-libéralisations avec le gaz et l’eau dans le collimateur.

Construire des barricades

A Genève, cette bataille a déjà été lancée, sous la forme d’une initiative populaire cantonale « Energie-Eau : notre affaire ! » visant à faire confirmer par les citoyen-ne-s et à inscrire dans la constitution cantonale, le monopole de service public des Services industriels (SIG) en matière d’eau, de gaz et d’électricité, comme aussi à confirmer le fait que les SIG sont tenus de respecter l’article constitutionnel genevois antinucléaire (ex art. 160C devenu 160E). Cette initiative cantonale - qui rejoint des mesures prises ou proposées dans les cantons de Fribourg, Neuchâtel et Vaud - représente un rempart contre l’ouverture « sauvage » du marché électrique impulsée sous l’égide de la Commission de la Concurrence (ComCo) et qui se fonde sur l’absence de législation explicite. Or cette situation risque de se reproduire et de perdurer, même après un deuxième référendum fédéral victorieux, c’est l’une des raisons d’être de cette initiative qui donne les moyens aux SIG de barrer la route à quiconque exigera de se faire livrer « son » courant nucléaire acheté ici ou là. Mais elle constitue aussi - dès maintenant - un signal clair anti-privatisation électrique que la population genevoise enverra en direction de Berne.

Une question citoyenne

Enfin, l’initiative met clairement les décisions essentielles entre les mains des citoyen-ne-s : c’est eux et elles seul-e-s qui doivent se prononcer. L’électricité deviendra-t-elle à Genève une « marchandise » comme une autre relevant de la « liberté du commerce » ou pourrons-nous continuer à nous battre pour que la politique électrique soit l’affaire des citoyen-ne-s, qui sont en droit d’exiger, pour eux-mêmes comme pour l’ensemble du canton, un approvisionnement non-nucléaire, des investissements prioritaires dans le renouvelable et l’utilisation rationnelle de l’énergie, des tarifs non-dégressifs pour les gros consommateurs etc. Cette initiative, soutenue par toute la gauche et les Verts, par les syndicats, par ContrAtom et la Coordination Energie, a abouti avec plus de 12 200 signatures, déposées le 7 mars à l’Hôtel-de-Ville, soit bien plus que la barre légale nécessaire de 10 000 paraphes ! Ceci malgré le fait que pendant les quatre mois de récolte ce ne sont pas moins de quatre référendums cantonaux pour contrer la politique de régression sociale de la majorité de droite appuyée sur l’UDC qui ont été lancés et qui ont abouti. Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont participé à ce succès !

Pierre VANEK


SOLAR 3 en construction à Genève

Après la centrale solaire photovoltaïque située sur le site des TPG à la Jonction (1 200 m2), les Services Industriels de Genève ont mis en chantier la construction d’une nouvelle centrale, SOLAR 3, à Verbois. Cet ouvrage développera un gigawattheure, soit un million de kilowattheures, ce qui permet de couvrir les besoins de 290 familles. SOLAR 3 permettra ainsi de doubler la production solaire actuelle du canton, qu’elle émane des SIG ou des particuliers.


Pétition de CONTRATOM relative à la radioactivité du CERN

En date du 3 février 2005, ContrAtom se rappelait au bon souvenir des autorités genevoises en adressant le courrier suivant à Robert Cramer, responsable du département de l’intérieur du canton.

Monsieur le Conseiller d’Etat,

Nous souhaitons revenir sur la question lancinante de notre pétition susmentionnée pour vous faire part de notre étonnement quant à la lenteur, pour ne pas dire la mauvaise volonté, avec laquelle celle-ci continue à être traitée et ce, depuis maintenant 7 ans ! Nous vous rappelons, qu’en date du 7 avril 2004, le Conseil d’Etat a transmis son rapport au Grand Conseil et que, parallèlement, il a informé la population que, par souci de transparence, un certain nombre d’informations concernant la radioactivité du CERN seraient accessibles, dès 2004, sur le site Internet de l’Etat. Par ailleurs, il était indiqué que Monsieur Jean SIMOS, directeur adjoint à la direction générale de la santé, se tenait à la disposition des intéressés pour répondre à leurs questions. Or, à ce jour, non seulement aucune donnée ne figure sur ledit site Internet, mais, malgré notre demande de rendez-vous acceptée par M. Simos, il s’est avéré impossible d’obtenir qu’une date soit fixée, pour des raisons de remplacement du délégué du Conseil d’Etat en matière de radioactivité. Attendre plus de 6 ans pour obtenir une prise de position sur une pétition régulièrement déposée auprès du Grand Conseil et renvoyée par celui-ci au Conseil d’Etat, ne correspond pas au règlement du Grand Conseil (art. 172, alinéa 2 de la loi portant règlement du Grand Conseil). Ne pas obtenir un rendez-vous promis après avoir patienté plus de 6 mois et ne pas pouvoir consulter des informations sur Internet qui sont pourtant sensées y figurer, ne révèle pas un bon fonctionnement des institutions. Faut-il en conclure que tout cela traduit une volonté délibérée de ne pas répondre à nos préoccupations légitimes ? Dans l’espoir d’une prompte réponse de votre part, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Conseiller d’Etat, nos salutations distinguées.

 
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