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EPR Flamanville (France)
Publié le jeudi 29 juin 2017

Sortir du nucléaire, France, Communiqué de presse - 28 juin 2017

Cuve de l’EPR de Flamanville :

l’Autorité de sûreté nucléaire passe l’éponge sur les mauvaises pratiques d’Areva et propose de jouer à la roulette russe

Alors que l’Autorité de sûreté nucléaire vient de rendre publique sa position sur les défauts qui affectent la cuve de l’EPR, le Réseau “Sortir du nucléaire“ dénonce une grave entorse aux principes élémentaires de la sûreté et une mise en danger des populations.

Tout en considérant la tenue mécanique des aciers de la cuve de l’EPR comme suffisante « même en cas d’accident », l’ASN reconnaît une diminution des marges vis-à vis du risque de rupture brutale et exige des contrôles renforcés. Leur faisabilité technique n’étant pas démontrée pour le couvercle de cuve, l’ASN propose de limiter son utilisation dans le temps et de procéder au changement de ce dernier… en 2024.

Cette position est aberrante. La cuve d’un réacteur fait partie des équipements qui ne sont surtout pas censés rompre et doivent donc présenter une qualité impeccable. Or les contrôles réguliers ne pourront jamais compenser une qualité dégradée. Pire, l’ASN propose d’autoriser pendant 6 ans l’utilisation d’une pièce qui n’a pas été forgée selon les règles de l’art et ne présente pas les caractéristiques requises, sans qu’il soit possible de surveiller son évolution pour prévenir une rupture brutale. Cela s’appelle jouer à la roulette russe !

Puisqu’il faut 7 ans pour fabriquer un nouveau couvercle de cuve, l’ASN accepte donc de laisser l’actuel en place malgré ses défauts : avec une telle position, elle fait passer les intérêts économiques à court terme des industriels avant la protection des populations !

Qui peut être dupe de cet avis - rendu sur la base des données fournies par Areva et EDF elles-mêmes - , alors que le feu vert donné à la cuve conditionne le rachat d’Areva NP par EDF ? En se pliant ainsi à la logique des fabricants, l’ASN fait-elle preuve de complaisance, ou n’a-t-elle tout simplement pas eu le choix ? Comment accorder encore crédit à l’autorité d’un « gendarme » du nucléaire qui n’a pas même sanctionné Areva pour avoir forgé cette cuve sans respecter les règles de l’art et l’a placée devant le fait accompli, en n’effectuant des tests qu’une fois cet équipement installé ?

Alors que plus de 35 000 personnes ont signé une pétition pour demander à l’ASN de ne pas homologuer cette cuve, le Réseau “Sortir du nucléaire“ appelle les citoyens à dénoncer cette position inacceptable. Il est temps d’abandonner ce réacteur dangereux, inutile et au coût exorbitant !